Du 24 au 26 juillet 2026, le festival Bioviv’Art revient à Alénya pour une cinquième édition placée sous le thème « Mers et océans, essentiels et fragiles ». À travers des conférences, des spectacles, des ateliers participatifs et des rencontres, le festival invite petits et grands à porter un nouveau regard sur la biodiversité. Un rendez-vous festif, accessible à tous, qui mêle avec originalité les émotions de l’art et la rigueur de la science. Rencontre avec sa fondatrice, Mickaëlle Bensoussan.

Pouvez-vous nous présenter Bioviv’Art ?

Je suis la directrice et fondatrice du festival Bioviv’Art, un événement qui a lieu chaque année à Alénya, dans les Pyrénées-Orientales. Cette année, il se déroulera du 24 au 26 juillet 2026. Bioviv’Art est né avec une mission forte : sensibiliser à la préservation de la biodiversité. Sa particularité est d’être un festival très festif dans sa forme, qui réunit deux univers complémentaires : l’art et la science. Nous proposons des conférences animées par des experts, mais aussi des spectacles vivants, du théâtre, de la danse, de la musique et de nombreux ateliers participatifs. Cette année, le thème est « Mers et océans, essentiels et fragiles », un sujet qui nous tient particulièrement à cœur.

Quelles sont les nouveautés de cette cinquième édition ?

M.B. : Chaque année, Bioviv’Art grandit un peu plus. On retrouve les grands rendez-vous qui font son identité : les ateliers participatifs, le forum des associations naturalistes locales, les conférences et une programmation artistique variée. Mais cette cinquième édition est particulièrement riche. Le festival débutera dès le vendredi après-midi et se poursuivra jusqu’au dimanche soir, avec plus de 35 activités proposées pendant deux jours et demi. Les animations commenceront dès 9 heures du matin le samedi et le dimanche. Parmi les temps forts, nous proposerons par exemple une balade nature originale menée par une chorégraphe qui invitera le public à explorer, par le mouvement et l’imaginaire, les profondeurs du monde marin.

Le festival est-il accessible à tous ?

M.B. : Oui, et c’est une valeur à laquelle nous tenons énormément. Près de 90 % de la programmation est gratuite et en libre accès. Seuls trois spectacles sont proposés sur réservation, à un tarif volontairement très accessible. Les visiteurs peuvent consulter le programme sur notre site internet, choisir les activités qui les intéressent, puis venir profiter du festival selon les places disponibles.

Cette année, vous avez également un parrain et une marraine. Pouvez-vous nous les présenter en quelques mots ?

M.B. : Oui, et nous en sommes très heureux. Notre parrain est Gilles Bœuf, biologiste, grand défenseur de la biodiversité et formidable pédagogue. Il nous accompagne depuis plusieurs années en ouvrant le festival avec sa conférence inaugurale. Cette année, il a accepté de devenir officiellement le parrain de Bioviv’Art, même s’il l’était déjà un peu dans nos cœurs. Il donnera, le vendredi à 16 h 30, une conférence intitulée « L’océan, témoin des changements ». Nous avons également le plaisir d’accueillir comme marraine Swan Périssé, humoriste engagée pour l’environnement, l’écologie et les droits des femmes. Elle sera présente tout au long du festival pour rencontrer le public, vivre les différents temps du programme et partager son regard sur cette expérience.

Quel est le message que vous souhaitez transmettre au public ?

M.B. : Bioviv’Art est un festival qui cherche autant à toucher le cœur que l’esprit. L’art suscite l’émotion, tandis que la science apporte les connaissances et permet de comprendre les enjeux. Notre ambition est résumée dans notre devise : « Informer, alerter et émerveiller. » C’est cette alliance entre la sensibilité et la connaissance qui fait l’âme du festival.

Propos recueillis par Elisabeth Porcher